L'excellence
dans le domaine pharmaceutique

Faculté de
pharmacie
La faculté de pharmacie de Lille

Les métiers

De la recherche de nouvelles substances actives, à la dispensation des médicaments, en passant par l’analyse de bilans biologiques ou encore la vaccination, le métier de pharmacien a bien des aspects méconnus du grand public. Cette profession propose pourtant de nombreux débouchés, aussi divers que variés, permettant d’exercer de manière polyvalente ou spécialisée, en équipe ou de manière plus isolée.

Les différents métiers du pharmacien peuvent être classés en 4 grandes catégories : le pharmacien d’officine, le pharmacien exerçant dans les industries du médicament et des autres produits de santé, le pharmacien biologiste (exerçant dans un laboratoire d’analyses ou de biologie médicale) et le pharmacien hospitalier. Ces différents métiers de pharmacien (plus d’une centaine au total), sont accessibles via une formation commune (le Diplôme d’État de Docteur en pharmacie). Ce diplôme peut être complété par un diplôme de grade Master, d’écoles d’ingénieurs, d’écoles de commerce ou encore de Doctorat selon le projet professionnel envisagé.

Vidéo de présentation des métiers de la pharmacie

Ils en parlent le mieux :

Pharmacien référent médical en région

Préparateur en pharmacie

Pharmacien industriel

Pharmacien clinicien

Pharmacien biologiste médical

Pharmacien affaires réglementaires

Pharmacien adjoint d'officine

Que faire avec un diplôme de pharmacien ?

Au cours des études de pharmacie, les étudiants doivent choisir parmi
3 filières : officine, industrie/recherche ou internat.

  • Le pharmacien d’officine
  • Le pharmacien en industrie
  • Les pharmaciens hospitaliers et pharmaciens biologistes médicaux

Le pharmacien d’officine

Le pharmacien d’officine est le plus connu du grand public. Sa mission principale est de dispenser les médicaments aux patients, avec l’aide des préparateurs en pharmacie, avec qui ils travaillent en étroite collaboration. La dispensation consiste à délivrer les médicaments prescrits par les médecins généralistes ou spécialistes, ainsi que les conseils nécessaires au bon usage des médicaments (moments de prise, mesure de la dose, effets secondaires etc…), en s’assurant que la prescription ne comporte pas d’erreurs et ne risque pas de causer du tort au patient. Parfois, si les médicaments nécessaires ne sont pas fabriqués par l’industrie pharmaceutique, les pharmaciens sont amenés à faire des préparations, consistant à fabriquer des gélules, des pommades ou encore des crèmes. Par ailleurs, les pharmaciens d’officine sont des professionnels de santé de premier recours qui peuvent être sollicités par les patients, notamment dans les zones où le manque de médecins se fait sentir. Ces dernières années, les missions des pharmaciens d’officine ont beaucoup évolué : les pharmaciens d’officine participent aux actions de santé publique, de prévention et de dépistage. Ils ont désormais la possibilité de prescrire directement de nombreux vaccins et de vacciner les adultes et les enfants à partir de 11 ans, ils proposent des tests de dépistage rapide de l’angine ou encore de détection des patients à risque cardiovasculaire. Enfin, ils peuvent proposer aux patients des entretiens pharmaceutiques afin de les accompagner au mieux dans leurs traitements (traitements inhalés pour l’asthme, médicaments anticoagulants ou anticancéreux oraux…) ou prévenir la survenue des effets indésirables des médicaments : bilan partagé de médication pour les patients âgés, permettant de proposer aux médecins traitants d’optimiser les prescriptions, ou encore entretiens à destination des femmes enceintes susceptibles de prendre des médicaments. Ces entretiens pharmaceutiques s’inscrivent dans une démarche d’éducation du patient. Enfin, depuis peu, les pharmaciens d’officine sont autorisés à prescrire et délivrer des médicaments dans le cadre de protocoles définis avec les médecins (par exemple prescription d’un antibiotique dans le cas d’une suspicion d’infection urinaire, après un examen rapide directement à l’officine).

Parmi les pharmaciens d’officine, il existe 2 catégories : les pharmaciens titulaires (qui sont propriétaires de leur pharmacie et ont en plus des missions de chef d’entreprise) et les pharmaciens adjoints qui sont en quelque sorte les bras droits des titulaires.

Le pharmacien en industrie

Le pharmacien en industrie peut exercer dans des domaines très variés tels que les médicaments, les dispositifs médicaux (prothèses, seringues, tubulures, pansements, etc…) ou encore la cosmétologie. Il existe plusieurs branches dans les entreprises du médicament et des autres produits de santé parmi lesquelles nous pouvons citer : la recherche et le développement, la production, les métiers de la qualité, l’information médicale et réglementaire et les métiers de la promotion et de la commercialisation.

La recherche et le développement ont pour objectif de découvrir et mettre au point de nouveaux médicaments. Les pharmaciens ont, par exemple, pour rôle de construire et mener des projets :

  • de recherche fondamentale, comme la découverte et la fabrication d’un nouveau médicament, en passant par l’étude et la production (par synthèse chimique, extraction de produits naturels ou autres méthodes) de la substance active, qui est le composé actif du médicament, le développement de nouvelles formes galéniques, etc…). Les pharmaciens de ce secteur travaillent notamment avec des ingénieurs de recherche et des techniciens de laboratoires ;
  • d’essais cliniques, qui consistent à tester chez l’Homme l’efficacité et la sécurité des médicaments issus de la recherche fondamentale. Les pharmaciens travaillent dans ce cas avec des médecins pour établir le protocole de ces essais cliniques, notamment la posologie du médicament testé, les critères de recrutement des patients ou encore les éléments du suivi de ces patients.

Il existe de nombreux autres métiers dans l’industrie pharmaceutique, notamment dans les étapes de production de médicaments à l’échelle industrielle, le contrôle de la qualité, l’assurance qualité et les affaires réglementaires avec le titre de Pharmacien Responsable qui peut libérer les lots. Celle-ci est assurée tout au long du circuit des médicaments, depuis l’usine de fabrication jusqu’aux pharmacies (officines et autres) en passant par les grossistes-répartiteurs, qui emploient aussi des pharmaciens. L’étape de mise sur le marché fait appel à de nombreux aspects de la profession de pharmacien dans l’industrie. Il y a notamment des pharmaciens en charge des aspects technico-réglementaires (construction des dossiers administratifs nécessaires à l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché, négociation du prix et rédaction de la notice du médicament) qui travaillent en lien avec les autorités de santé (Haute Autorité de Santé, Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé). Il est aussi possible de trouver des pharmaciens en charge des dépôts de brevet ou de l’aspect marketing de la mise sur le marché du médicament. Enfin, il y a également des pharmaciens qui sont en charge du suivi du médicament tout au long de sa commercialisation, notamment à travers ce que l’on appelle la pharmacovigilance.

Les pharmaciens hospitaliers et pharmaciens biologistes médicaux

Les pharmaciens hospitaliers et pharmaciens biologistes médicaux nécessitent de suivre la filière de l’internat qui est une filière longue accessible après un concours national.

La pharmacie hospitalière est un métier pluridisciplinaire composé de missions diverses en lien avec les produits de santé (médicaments et dispositifs médicaux). Les pharmaciens hospitaliers exercent dans les établissements de santé et médico-sociaux des secteurs public ou privé. Ils assurent le fonctionnement et la sécurisation du circuit des produits de santé dans ces établissements. Les missions des pharmaciens hospitaliers sont très variées. On retrouve notamment :

  • l’achat et l’approvisionnement en produits de santé (de la gélule de doliprane, à la prothèse de valve cardiaque) ;
  • la préparation de produits de santé (fabrication des cures de chimiothérapies, de gélules ou solutions buvables, notamment à destination de l’usage pédiatrique avec des étapes indispensables de contrôle des préparations fabriquées afin d’assurer leur conformité, la stérilisation des instruments chirurgicaux utilisés au bloc opératoire) ;
  • la dispensation des produits de santé (c’est-à-dire leur mise à disposition des services de soins pour administration aux patients ou encore la dispensation directe au patient, appelée rétrocession, très comparable à la mission du pharmacien d’officine) ;
  • la pharmacie clinique (qui consiste en l’analyse des prescriptions faites par les médecins et leur optimisation, en lien avec les besoins des patients et l’évolution de leur état de santé au cours de l’hospitalisation) ;
  • la gestion des vigilances en lien avec les produits de santé (dans ce cas, les pharmaciens hospitaliers procèdent aux déclaration des effets indésirables des médicaments ou aux dysfonctionnements survenus lors de l’utilisation de dispositifs médicaux).

Les pharmaciens hospitaliers peuvent également être amenés à participer à la recherche biomédicale et aux essais cliniques (ils collaborent dans ce cas avec leurs confrères pharmaciens dans l’industrie). Un pharmacien hospitalier peut exercer tout ou partie de ces missions en fonction de l’établissement dans lequel il travaille. Dans tous les cas, les pharmaciens hospitaliers travaillent avec les préparateurs en pharmacie hospitalière et collaborent avec les équipes soignantes (médecins, infirmiers), les professionnels de santé de ville (médecins, pharmaciens, infirmiers libéraux) et les patients.

Les pharmaciens biologistes exercent dans les laboratoires de biologie médicale à l’hôpital ou en ville (dans les laboratoires privés) pour procéder aux analyses d’échantillons (urine, sang, etc.) des patients hospitalisés ou non, respectivement. Ils ont pour mission d’encadrer la réalisation d’examens de biologie médicale avec pour objectif la prévention, le dépistage, le diagnostic et l’évaluation du risque de survenue de maladies. La majorité des diagnostics posés par les médecins et des décisions de traitements reposent sur ces analyses d’échantillons biologiques. Tout comme les pharmaciens hospitaliers, les pharmaciens biologistes peuvent avoir une activité polyvalente ou très spécialisée selon l’établissement dans lequel ils exercent. En effet, parmi les domaines de la biologie médicale, on retrouve la biochimie (par exemple les paramètres de la fonction rénale ou encore la glycémie), l’hématologie (recherche d’anémie, évaluation de la coagulation), la toxicologie (dosage des médicaments dans le sang pour ajuster la dose), la parasitologie (diagnostic du paludisme), la génétique (recherche des mutations génétiques pour diagnostiquer une maladie rare), l’immunologie (pour rechercher des anticorps dans certaines maladies chroniques), la virologie (dont nous avons eu bien besoin pendant la pandémie covid), la bactériologie (pour rechercher des bactéries responsables d’infections), la biologie de la reproduction… Les pharmaciens biologistes travaillent en étroite collaboration avec des techniciens de laboratoire et des médecins. Quelle que soit la spécialité, les biologistes médicaux peuvent intervenir depuis le prélèvement (de sang, d’urine…) jusqu’à la validation du résultat de l’analyse et sa transmission au médecin ou directement au patient.

Autres débouchés

Il existe d’autres débouchés accessibles avec un diplôme d’état de Docteur en Pharmacie : pharmacien évaluateur dans les agences de santé, pharmacien inspecteur de santé publique, pharmacien humanitaire, pharmacien sapeur-pompier, pharmacien enseignant-chercheur, pharmacien des armées… Certains de ces postes nécessitent des diplômes complémentaires.

Quelle que soit la filière (officine, industrie/recherche, internat) le taux d’insertion des étudiants diplômés sur le marché de l’emploi est très élevé (99% en 2022 pour notre faculté).


Quelles sont les qualités requises pour devenir pharmacien ?

Les qualités requises dépendent beaucoup des filières et métiers choisis, qui sont divers et variés (cf. interviews). Comme les autres professionnels de santé, les pharmaciens sont soumis à un code de déontologie. Quand ils sont au contact des gens – patients notamment, ils doivent posséder des qualités humaines, d’empathie, de bienveillance et d’écoute. Dans la plupart des secteurs professionnels dans lesquels interviennent les pharmaciens, ils occupent des fonctions d’encadrement et de management d’équipe en lien avec d’autres professionnels. Ils doivent notamment disposer de compétences en matière de communication.

Comment accéder aux études de pharmacie ?

Depuis la réforme du bac et le choix des spécialités, l'accès aux études de santé a subi une réforme afin de s'adapter à la diversité des profils des lycéens qui souhaitent faire des études de santé.
Depuis septembre 2020, Il existe deux voies d'accès aux études de santé : le PASS ("Parcours Accès Spécifique Santé") et les LAS (Licence Accès Santé).
Ces 2 voies d'accès préparent à une entrée en deuxième année de Pharmacie, Médecine, Maïeutique, Odontologie et Masso-kinésithérapie. Mais cet accès à une deuxième année d’études de santé est subordonné à des épreuves classantes qui ont lieu aux 1er et 2ème semestres du PASS ou de L.AS.
Le PASS et les LAS ne se redoublent pas mais l'étudiant a la possibilité (s’il a validé son année, avec ou sans rattrapage) de tenter sa 2e candidature en deuxième année de santé après avoir validé une LAS2.

Le programme du PASS est constitué de 80% d'enseignements scientifiques et de santé (qualifiés de majeure santé) et de 20% d'enseignement disciplinaire d'ouverture vers les L.AS2 (qualifiée d’U.E. d’ouverture, ou mineure, qui sert de 2e candidature ou de plan B).
Le programme des L.AS est constitué de 80% d'enseignement disciplinaire de la Licence (U.E. majeure) et de 20% d'enseignement scientifique et de santé (U.E. mineure santé).
La majeure et la mineure doivent être validées séparément pour valider l'année et être admissible pour candidater en étude de santé.
L'entrée en étude de santé dépendra du classement des étudiants suivant leur réussite en majeure et en mineure.

Le choix entre PASS et L.AS est toujours une question importante pour les lycéens qui se destinent à des études de santé. Il n'y a pas de voie royale, le choix dépend avant tout des points forts du lycéen et de son projet professionnel. Comme les épreuves sont classantes, il est important de savoir pour le lycéen quelle voie peut lui donner le plus de chance de réussite et donc se renseigner sur ses points forts, les programmes d'enseignement…
Le PASS est composé essentiellement d'enseignements scientifiques, les L-AS peuvent proposer des enseignements plus diversifiés qui peuvent correspondre à des spécialités non scientifiques choisies au lycée. Par exemple, si on hésite entre des métiers de la pharmacie et du sport, il est possible de s’inscrire directement en 1ère année de STAPS avec une mineure santé (donc en L.AS1) et de choisir lors de ses premières années d’études, en fonction de ses résultats et de ses envies, entre la pharmacie et les sciences de l’activité physique et du sport.
Concernant le choix des spécialités au bac, si le lycéen veut faire des études de santé, il doit avoir un bon niveau et un intérêt pour les sciences, quelle que soit la voie choisie.
Concernant le choix des spécialités scientifiques au bac entre Mathématiques, Physique/chimie ou SVT, tout dépend des points forts du lycéen car il n'y a pas de distinction entre ces 3 spécialités dans le classement Parcours-Sup. Il faut prendre en compte avant tout les spécialités qui donnent le plus de chance de réussite au bac.

En quoi consistent les études de pharmacie ?

Unique cursus permettant de devenir pharmacien dans les différentes filières professionnelles, la formation multidisciplinaire s’étend sur 6 ans (cycle court pour officine et industrie/recherche) ou 9 ans (cycle long pour l’internat). Les cours dispensés par des enseignants-chercheurs et des professionnels de santé des différentes filières permettent d’être toujours à la pointe de la connaissance scientifique et de l’innovation. Les études mêlent intimement enseignements (sous forme de cours magistraux, enseignements dirigés, travaux pratiques, mises en situation professionnelle) et stages en milieu professionnel (certains obligatoires, d’autres optionnels pour aider notamment dans le choix de filière). Les trois premières années d’études sont communes à toutes les filières et les étudiants (à part certaines options). Ces enseignements apportent des bases scientifiques dans diverses branches de la biologie (biochimie, physiologie humaine mais aussi biologie végétale, animale, microbiologie…), de la physique et de la chimie (chimie organique, thérapeutique, analytique…) ainsi que d’autres disciplines (statistique, droit pharmaceutique, anglais scientifique…). Le choix entre les différentes filières (officine, industrie/recherche ou internat) se fait en quatrième année. Les étudiants désirant devenir pharmacien hospitalier ou biologiste doivent passer le concours de l’internat en début de cinquième année. Ils suivent ensuite les 4 années d’internat qui les mènent à l’obtention du Diplôme d’Études Spécialisées (D.E.S.) de pharmacie hospitalière ou biologique. Ils peuvent aussi s’orienter vers une carrière universitaire ou les métiers de la recherche en préparant un doctorat d’université.

Dans tous les cas, de nombreuses opportunités professionnelles sont (et seront sûrement) offertes à l’issue de ces études, tant la place des pharmaciens est importante dans notre système de santé.